La 2e édition du Ayimolou Festival « AYIF » a démarré vendredi sur le terrain en face du Centre togolais des expositions et foire Togo 2000. Le ton officiel a été donné par le maire de la commune Golfe 2, au cours d’une cérémonie solennelle en présence des autorités locales et traditionnelles, des entrepreneurs d’Ayimolou, l’un des plats les plus prisés au Togo. Cette année, l’événement est axé autour du thème : « Les entrepreneurs du secteur d’Ayimolou face à l’utilisation du riz local » et vise à valoriser ces acteurs de la gastronomie togolaise.
Selon les précisions du promoteur, Bernard Anoumo Dodji Bokodjin, à long terme, le festival, avec le concours des autorités, vise à hisser Ayimolou au patrimoine mondial de l’UNESCO.
L’initiative vise à valoriser la gastronomie togolaise, particulièrement le plat Ayimolou, un mélange de haricot et de riz cuits, accompagné du piment noir (Ebéssé fiofio).
L’événement se tient jusqu’au 8 avril 2026 sur le terrain en face du Centre togolais des expositions et foire Togo 2000 de Lomé.
Devenu une identité nationale, ce plat fait la fierté des Togolais et symbolise le vivre-ensemble, le partage et la convivialité.

En outre, ce deuxième acte mettra sous les projecteurs les produits made in Togo et le savoir-faire culinaire des femmes et des hommes promoteurs des entreprises Ayimolou.
Au menu des six (06) jours : des concerts et le concours du meilleur mangeur d’Ayimolou, en dehors des expositions. Des panels, des formations, des prestations artistiques…
D’après Eric Kpadé, maire de la commune Golfe 2, Ayimolou Festival fait la promotion des mets du terroir.
« Ayimolou n’est pas seulement une recette, mais un véritable art de vivre qui se transmet de génération en génération. Il valorise l’entrepreneuriat au Togo et célèbre l’identité togolaise et la culture gastronomique de notre pays. »
Selon lui, cette initiative souligne le poids de la gastronomie dans l’économie nationale.
Durant l’événement, l’accent sera mis sur la sensibilisation des restaurateurs et festivaliers afin de les amener à utiliser, dans leurs maisons et dans leurs restaurants, le riz produit localement, à en croire le promoteur. Selon lui, il s’agit également de valoriser les restaurateurs et restauratrices pour montrer le poids de leur apport dans l’économie nationale, promouvoir le plat Ayimolou à l’international, au même titre que des plats comme le thiéboudienne du Sénégal ou l’attiéké de Côte d’Ivoire. À long terme, la vision est de proposer Ayimolou au patrimoine culturel de l’UNESCO, avec l’appui des autorités.
Ayimolou sous les projecteurs des universitaires
Ayimolou Festival, édition 2026, apporte plusieurs innovations. Il s’agit, entre autres, du forum Ayimolou consacré à des panels et conférences animés par les départements de sociologie, d’histoire et de la Faculté des sciences économiques et de gestion (FASEG) de l’Université de Lomé. Il sera question de travailler sur l’historicité du plat Ayimolou, son impact sociologique et son apport économique.
Aussi, il est prévu des travaux scientifiques animés par le ministère de l’Agriculture, qui procédera à expliquer la qualité nutritionnelle de ce plat légendaire du Togo.
Contrairement à la première édition, l’événement est passé de trois (03) à six (6) jours et de 12 à 16 exposants, avec 50 000 festivaliers attendus.
Tout au long de l’événement, la commune Golfe 2 se rapproche davantage aux côtés des usagers avec la légalisation des documents et d’autres services sur le site.
Didier Marcel Ledoux

Journaliste & Directeur de Publication de Grand Reporter. Fort de plus de 10 années d’expérience, je mets ma plume au service de ceux qui font bouger le continent Africain.
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