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Togo/Mèche Amina: Une procédure de licenciement enclenchée contre les 22 délégués du personnel

Après le licenciement abusif des milliers d’ouvriers notifié sur les réseaux sociaux , la Direction de la société Mèche Amina SARL s’apprête à mettre les 22 Délégués du personnel dehors. Le déclenchement de la procédure de leur licenciement va débuter ce mercredi 13 octobre 2021.

AMINA-SARL-Togo
AMINA-SARL-Togo

Après le licenciement abusif des milliers d’ouvriers notifié sur les réseaux sociaux , la Direction de la société Mèche Amina SARL s’apprête à mettre les 22 Délégués du personnel dehors. Le déclenchement de la procédure de leur licenciement va débuter ce mercredi 13 octobre 2021.

Mardi 12 octobre dernier,alors qu’ils étaient en pleine réunion, une note d’invitation signée de l’inspection de travail et des lois sociales de Lomé Nord a été remise à chacun des 22 Délégués. Selon cette note, ils sont invités à se présenter devant l’inspection du travail pour le début de la procédure visant leur licenciement . Va-t-on assister pour la énième fois à la violation flagrante des droits des ouvriers de la zone franche industrielle au Togo particulièrement à Mèche Amina Togo SARL au grand dam des autorités ? Questionnent plusieurs togolais qui demandent l’intervention du plus haut sommet de l’Etat.

L’origine de la crise

Pour la première fois, les Délégués du personnel de Amina Togo SARL et l’Union Syndicale des Travailleurs de la Zone Franche d’Exportation (USYNTRAZOFE) ont publiquement pris la parole depuis la naissance de cette crise le 06 septembre 2021. Ce mardi, ils se sont prononcé sur ce qui constitue la pomme de discorde entre eux et leur employeur.

« Depuis notre élection, les premières depuis 20 ans, l’employeur n’a jamais voulu négocier avec nous sur les questions liées au droit des ouvriers. Nous ne sommes pas autorisés à accéder à l’usine pour parler avec nos camarades »,

ont-ils expliqué en soulignant les manœuvres des anciens Délégués qui ont passé 20 ans à défendre l’intérêt de l’employeur au mépris de ceux des ouvriers.

« La société n’a jamais délivré de contrat de travail aux employés. Par exemple, nous ne savons pas sur quelle base sont calculés les salaires, les heures supplémentaires et autres points déterminant relation employeur-employé. En plus l’employeur procède au licenciement des camarades ayant fait entre deux (02) et quatre (04) ans au mépris des textes. Tous ces points constituent aujourd’hui les principales revendications ayant conduit à la grève »,

expliquent-ils.

Les Délégués et leur syndicat disent n’avoir pas été à la base de cette grève ; mais plutôt il s’agit de l’initiative des ouvriers eux-mêmes , après le licenciement d’un des leurs.

« La plupart d’entre nous était en congé, d’autres étaient malades pendant tous ces moments. Quand nous avons appris la situation, nous avons cherché à rencontrer l’employeur pour trouver une solution rapide. Mais le responsable des ressources humaines nous a fait savoir que Directeur n’était pas là. Après d’autres tentatives soldées par des échecs et face aux refus de la DRH de recevoir nos courriers, nous avons fait exploit d’huissier pour y finalement parvenir. Mais à notre surprise, le responsable des ressources humaines nous fait savoir que c’était déjà trop tard pour résoudre le problème ; et que seules les sanctions peuvent s’appliquer. Le lendemain, on nous a notifié une mise à pied conservatoire suivie de la remise des lettres de licenciement à certains ouvriers et d’autres par WhatsApp en plein week-end».

Malgré la fermeture de l’entreprise par la Direction pour raison de sécurité évoquée, certains ouvriers sont autorisés à rentrer sur présentation d’une carte. D’autres licenciés qui veulent réintégrer l’entreprise sont contraints de signer une lettre de demande de pardon rédigée par les délégués sortants pour faire porter le chapeau aux nouveaux Délégués.

« Force est de constater que des ouvriers sont entrain de travailler alors que certains ne sont pas autorisés. Nous estimons que c’est injuste et nous demandons l’intervention de nos autorités »,

déclare une Déléguée élue.

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Les 22 Délégués et leur syndicat rejettent par conséquent en bloc, les accusations portées par la Direction de Amina Togo SARL contre eux. Ils dénoncent la procédure viciée de licenciement à l’encontre de leurs camarades ouvriers et invitent le gouvernement à « intervenir pour, disent-ils, mettre fin à l’injustice sociale et l’humiliation dont-ils font objet ».

Soulignons que des rencontres avaient eu lieu entre trois Ministres de la République togolaise, le Directeur général du Travail et les Délégués. Une lettre d’excuse avait été rédigée et présentée à l’employeur par ces derniers, sur demande des trois Ministres.

Affaire à suivre !

BAUER

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