Au Togo, un journaliste paie un lourd tribut pour avoir soutenu et défendu les droits des homosexuels. Alors qu’il n’a consacré qu’un article sur les droits des personnes homosexuelles, le journaliste togolais est déclaré persona non grata au sein d’une communauté fortement répugnante par cette pratique et par un Etat qui en a ouvertement exprimé son opposition à la tribune des Nations-Unies. C’est depuis sa cachette dans la brousse, qu’il confie sa mésaventure à un journaliste de Grand Reporter International.
Devenu un véritable défenseur des droits des homosexuels, AGBLEWONOU Koffi Edem Timothe n’est plus le bienvenu dans sa communauté. Son péché mignon est d’avoir défendu les droits des personnes homosexuelles dans un article intitulé « De la nécessité de préserver les droits des LGBT ». Cet article qui a largement alimenté les débats avec les commentaires qui en découlent, est interprété par la société voire certains hauts commis de l’Etat comme l’équivalent d’un acte homosexuel consommé par son auteur. Ainsi, Koffi Edem doit faire face aux discriminations et subir des violences physiques et morales ainsi que des menaces proliférées par la communauté. Il n’en demeure pas moins des intimidations provenant de certaines autorités étatiques dont l’opposition à la pratique homosexuelle a été ouvertement exprimée devant le Comité des droits de l’Homme des Nations Unies le 29 juin 2021.
Déclaré persona non grata pour son engagement à défendre les droits des LGBT et son exhortation à adopter des textes qui protègent cette catégorie de citoyens, le confrère n’a la vie sauve que grâce à certaines personnes. Il aura vécut un véritable enfer dans un pays fortement où l’homosexualité demeure un sujet tabou.
« Entre temps j’ai publié un article pour défendre les LGBT. J’ai été interpellé a (2) deux reprise par le service centra de recherches et d’investigations criminelles et par certaines autorités du pays qui m’ont fait savoir leur opposition. Elles m’ont clairement dit qu’elles ne veulent pas de ses “especes” dans le pays. Mais trouvant que chaque individu a le droit, la liberté et le libre arbitre de choisir et d’appartenir à un groupe social, j’ai continuer la promotion des droits des LGBT. Cette fois-ci, les menaces d’arrestation et de mort m’ont contraint de me cacher et trouver des moyens pour fuire mon pays le Togo pour sauver ma vie», a-t-il confié.
Son dernier article défendant le droit de Bobo Périra , de son vrai nom Dzotsi Kossi arrêté le 26 mai 2023 pour avoir posté une vidéo à caractère homosexuel sur les réseaux sociaux, a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Depuis AGBLEWONOU Koffi Edem Timothé est devenu indésirable et même une personne gênante à abattre.
La pratique homosexuelle est punie au Togo, d’une peine de trois ans de prison et d’une amende de 100 000 à 500 000 francs CFA.
La Rédaction

Journaliste & Directeur de Publication de Grand Reporter. Fort de plus de 10 années d’expérience, je mets ma plume au service de ceux qui font bouger le continent Africain.
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