Le Togo a marqué, pour la première fois, la Journée internationale de sensibilisation aux morsures de serpents à travers une série d’activités organisées par le Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique, de la Couverture Sanitaire Universelle et des Assurances. Placée sous le thème « Les incapacités dues aux envenimations par morsure de serpents », cette célébration vise à attirer l’attention sur une problématique de santé publique qui touche particulièrement les populations rurales.
La commémoration a débuté le 22 Septembre par un webinaire national de formation ayant permis de renforcer les capacités de 200 agents de santé sur la prévention et la prise en charge des envenimations par morsure de serpent. Elle s’est poursuivie ce 23 septembre par une conférence d’information et de sensibilisation à l’intention des professionnels des médias.
Selon les données du ministère de la Santé, le Togo enregistre chaque année entre 2 500 et 4 000 cas de morsures de serpents. Les agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, femmes et enfants figurent parmi les catégories les plus exposées.
Représentant le Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique, de la Couverture Sanitaire Universelle et des Assurances, le Secrétaire général du ministère, Dr WOTOBE Kokou Marin, a rappelé que le phénomène demeure une préoccupation majeure.
« C’est pour répondre à cette réalité que l’Organisation mondiale de la Santé a inscrit, depuis 2017, les envenimations par morsures de serpents parmi les maladies tropicales négligées prioritaires. Le Gouvernement togolais a pleinement inscrit cette lutte dans ses priorités sanitaires », a-t-il déclaré.
Le représentant du ministre a également lancé un appel aux professionnels des médias afin qu’ils jouent pleinement leur rôle dans la sensibilisation des populations.
« Votre rôle dans ce combat est déterminant. C’est par votre engagement que ces messages pourront atteindre les populations les plus exposées, jusque dans les villages les plus reculés de notre territoire. »
Pour Dr Gnossike Piham, Coordonnateur du Programme national de lutte contre les maladies tropicales négligées (PNLMTN), la sensibilisation demeure l’un des moyens les plus efficaces pour réduire les décès et les handicaps liés aux morsures de serpents.
Il a notamment insisté sur les bons réflexes à adopter en cas d’accident. Une victime doit être conduite sans délai vers la formation sanitaire la plus proche, l’antivenin demeurant le seul traitement spécifique recommandé contre les envenimations.
Le coordonnateur a également mis en garde contre certaines pratiques encore fréquentes dans les communautés.
« Les scarifications, les garrots, les incisions de la plaie ou l’application de produits traditionnels ne soignent pas les victimes. Au contraire, ces pratiques aggravent souvent leur état et retardent leur prise en charge. » a t’il expliqué
Les autorités sanitaires recommandent par ailleurs le port de chaussures fermées lors des travaux agricoles, l’utilisation d’une lampe pendant les déplacements nocturnes, l’entretien régulier des habitations et de leurs alentours ainsi que l’évitement de toute manipulation des serpents. Ces mesures simples permettent de réduire considérablement les risques de morsure.
À travers cette première célébration nationale, le Togo entend renforcer la prévention, améliorer l’accès aux antivenins et contribuer à l’objectif fixé par l’Organisation mondiale de la Santé consistant à réduire de moitié, d’ici 2030, les décès et les incapacités causés par les envenimations par morsure de serpent.

Journaliste & Directeur de Publication de Grand Reporter. Fort de plus de 10 années d’expérience, je mets ma plume au service de ceux qui font bouger le continent Africain.
E-mail : grandreportermedia@gmail.com // Call : +228 91548225 / 91237408





















































