Au Togo, les évènements politiques d’août 2017 n’ont pas fini d’impacter négativement la vie socioéconomique du pays.Des familles vivent aujourd’hui dans la précarité à cause de ces évènements subis par certains de leurs proches.
C’est le cas de madame Tchalombo Aïcha, dont son fils Issa Malik, contraint à l’exil pour son engagement politique. La vieille dame peine par l’absence de son fils, se retrouve aujourd’hui entre la vie et la mort. Accablée par une hypertension artérielle face à laquelle elle assiste impuissante à la situation de son fils exilé en Italie, elle exprime le besoin de le revoir avant de rejoindre l’au delà.
En effet, le jeune Malik a dû quitter son pays natal le Togo à cause des manifestations politiques. Militant du Parti National Panafricain (PNP) de Maître Salifou ATCHADAM.
Après plusieurs menaces de mort et intimidations qui pèsent sur sa personne, il est arrivé en Italie le 04 septembre 2016.
« J’ai payé le prix fort de mon engagement politique au sein de ce parti qui n’avait que pour seul crime la recherche de la démocratie et de l’état de droit Au Togo. Je faisant partie de la commission sensibilisation du parti, et donc en fin d’année 2014 nous avons fait du porte à porte pour expliquer le bien fondé de notre initiative, celle des manifestations du 19 Août 2017 », a-t-il confié à une association de droit de l’homme.
Selon les faits, le jeudi 19 février 2015 alors qu’il sonnait 02 heures du matin, des militaires lourdement armés aurait pris d’assaut le domicile du sieur Malik. « j’ai réussi à m’échapper par la fenêtre arrière de ma chambre qui débouche sur la cour du voisin, heureusement pour moi, les militaires n’avaient pas connaissance de cette fenêtre de l’arrière cour. Grâce à cet échappatoire je me suis éloigné avant qu’ils ne s’en rendent compte. Le lendemain j’ai appris sur notre plateforme WhatsApp que six d’entre nous ont été enlevés à leurs domiciles et portés disparus. Je me suis déguisé de peur d’être reconnu par la police, pour me rendre à mon village kelizio à Sokodé. Une fois au village je pensais être en sécurité et 02 semaines après mon arrivée, le village à été encerclé alors que j’étais au champs pour chercher un peu de bois de chauffage. J’ai reçu l’information depuis le champs, et c’est de là que je me suis vu dans l’obligation de quitter le Togo. J’ai mis plus d’un an à rejoindre l’Italie, depuis mon village kelizio à Sokodé, je suis passé par le Bénin où j’ai fais banalement 04 mois, je ne me sentais pas en sécurité j’ai donc décidé de quitter ce pays et de m’installer à Niamey dans la capitale Nigérienne. Au Niger, après 06 mois d’activité, j’ai commencé par sentir des soupçons d’espionnage sur ma personne et j’ai donc décidé de me rendre en Libye. La raison était que la Libye n’est pas un territoire de la CEDEAO et que je pourrais y vivre tranquillement. Une fois sur le sol Libyen, je me suis rendu compte que vivre dans ce pays était impossible à cause du racisme ainsi que les tortures dont on a été victime. j’ai été séquestré et torturé pandant une semaine et j’ai du payer l’équivalent de 250 euros pour être finalement libéré. Une fois sorti, je ne pouvais plus revenir dans mon pays le Togo, vivre aussi en Libye était impossible, le défi de la traversée de la Méditerranée s’est donc imposé à moi. Et c’est avec la mort dans l’âme que j’ai pris cette décision et Dieu merci je suis arrivé sain et sauf.
De Cotonou jusqu’à Tripoli en Libye, en passant par le Niger, Malik aurait dû payer plusieurs passeurs, les personnes chargées d’aider à traverser les frontières de manière illégale.
Pour la protection sa vie, il demande la protection de l’Italie où il demeure toujours en situation irrégulière.
Témoignages recueillis par un militant des droits de l’homme

Journaliste & Directeur de Publication de Grand Reporter. Fort de plus de 10 années d’expérience, je mets ma plume au service de ceux qui font bouger le continent Africain.
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