©Grand Reporter ( Lomé, le 8 Février 2024) -La Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-Togo) réaffirme son engagement à soutenir le secteur privé et à contribuer activement à l’amélioration du climat des affaires au Togo. L’institution a initié jeudi 08 février 2024, une formation à l’endroit des opérateurs économiques sur les nouvelles dispositions contenues dans la loi de finances exercice 2024.
L’initiative qui relève de l’une des missions de la Chambre qui joue le rôle d’interface entre opérateurs économiques et administration publique, vise à renforcer les capacités des opérateurs économiques face aux changements qui influent sur l’environnement économique. En outre, elle cadre avec son rôle de promotion, de soutien et de son engagement à être un vecteur d’information et d’alerte sur les évolutions qui touchent le monde des affaires.
Selon Mme Bitho Nathalie, le choix de la loi fiscale exercice 2024, découle de la « nécessité de sa compréhension approfondie, en vue d’une meilleure préparation et d’une anticipation éclairée des défis à venir ».
« Cette compréhension est un droit fondamental pour chaque citoyen, crucial pour le bien-être économique et social des communautés, tout comme les obligations fiscales imposées aux entreprises », a indiqué la présidente de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo.
Pour ce faire, l’institution a commis un cabinet d’expertise comptable et juriste fiscaliste chargés de former et d’informer les acteurs économiques venus de plusieurs structures.
En effet, loin d’être une simple formalité, la loi de finances est un « outil stratégique de cadrage et d’orientation, comportant des dispositions réglementaires cruciales pour la gestion budgétaire ».
« Les entrepreneurs qui maîtrisent la Loi de finances et son système sont mieux armées pour relever les défis et saisir les opportunités dans leur gestion quotidienne », a soutenu Mme Bitho.
Cette rencontre également initiée à l’intérieur du pays et axée autour du thème : l’« Entreprise face à la loi de finances » a pour objectif, de « décrypter les implications de ces réformes pour les entrepreneurs et dirigeants des PME, les couches socioéconomiques afin de les aider à mieux comprendre et naviguer dans ce paysage fiscal complexe ».
« Au niveau des opérateurs économiques, il y a certaines faiblesses dans la compréhension de la loi de finances. Il serait bien que chaque année, on sensibilise et on forme les opérateurs économiques qui sont nos membres, sur les implications de la loi de finances sur leurs entreprises. Cette formation peut aider le comptable ou le Directeur d’une entreprise pour une année fiscale apaisée. Chaque fois qu’on regarde le redressement fiscal, on constate que c’est souvent des choses simples mais que le chef d’entreprise a ignoré de payer parce-qu’on n’a pas lu la nouvelle loi fiscale. Cette formation permet à l’entreprise de connaître ses obligations, ses droits et les avantages», a expliqué Mme Bitho, elle-même Experte Comptable de profession.
Au rang de nouvelles mesures, on peut citer entre autres , la suspension des droits et taxes sur l’importation des matériels agricoles et des avantages en faveur des entreprises en difficulté, qui sont reconduites ; la suspension de la Taxe sur le Véhicule à Moteur (TVM) affecté à l’usage commercial, la prorogation du délai d’avis de mise en recouvrement de 15 jours à 22 jours , entre autres. En outre , le taux de payement de la TVA passe de 10% à un payement unique de 18% pour tous les secteurs.
Votée à l’unanimité des Députés et établie à un montant record de 2000 milliards f CFA, la nouvelle Loi de Finances contient des modifications de nombreux articles du Code Général des Impôts (CGI) et du Livre des Procédures Fiscales (LPF).
Jacques Bauer

Journaliste & Directeur de Publication de Grand Reporter. Fort de plus de 10 années d’expérience, je mets ma plume au service de ceux qui font bouger le continent Africain.
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